
Les travaux de la vigne
s’effectuent désormais selon une approche
biodynamique respectant un calendrier lunaire
établi d’après la riche expérience des
anciens. Cette méthode nous semble propice à
une meilleure expression du terroir. Les sols
sont fréquemment labourés et leur entretien
s’effectue pour certaines parties du rang à la
main. Les nécessaires apports extérieurs ne
comportent que des éléments naturels
organiques, d’origine animale ou végétale. Le
traitement contre les maladies et parasites se
limite à l’usage du cuivre et du soufre.
Enfin, les produits chimiques, les engrais de
synthèse et les désherbants sont bannis du
domaine. La lutte contre les insectes
ravageurs est menée à l’aide de leurs
prédateurs ou d’hormones naturelles qui les
attirent vers des pièges. Dans le même esprit,
le développement et la protection de la flore
aux abords immédiats des parcelles créent de
véritables niches écologiques pour une faune
diversifiée, qui maintient l’équilibre naturel
des populations.

La culture de la vigne comprend
également d’importantes opérations manuelles
nécessaires pour maintenir un équilibre entre
la plante et son terroir. Ainsi
l’ébourgeonnage permet d’éliminer les jeunes
pousses (ou sagattes) non fructifères et
d’éviter un entassement de la végétation
propice au développement des maladies.
L’éclaircissage (ou vendanges en vert)
pratiqué avant la véraison consiste à
supprimer un certain nombre de grappe afin de
corriger les excès de la nature et de
maintenir un rendement cohérent avec la
vigueur du pied de vigne Toutes ces taches
contribuent à maîtriser les rendements à moins
de 35 hectolitres par hectare et à amener les
raisins dans un parfait état sanitaire jusqu’à
complète maturité.